Bien que les grands massacres aient toujours été chose assez ordinaire en Orient, ainsi celui des Mages à l'accession de Darius, fils d'Hystaspe, au trône ; celui des Scythes sous Cyaxare (Hérodote III, 79 ; I, 106), c'était là une grande entreprise : il fallait s'assurer la faveur du ciel et lui demander d'indiquer le jour favorable (Ezéchiel 21.26, note). Les Perses ne faisaient rien sans consulter la divinité et aimaient mieux, par exemple, éviter plusieurs jours une bataille que de la livrer sans avoir trouvé des présages favorables (Hérodote IX, 38, 45).
Nisan : le mois de la Pâque. La joie de la grande délivrance passée fut changée en deuil par la menace d'une ruine prochaine.
La douzième année : cinq ans après l'élévation d'Esther.
Pur, mot persan signifiant partie, sort et dont on a rapproché le latin pars, le français part. En perse moderne bâra signifie fois, cas, et pâra ou pâre, morceau, pièce.
Pour chaque jour et pour chaque mois. Nous ignorons de quelle manière on tira au sort (Ezéchiel 21.26), mais il résulte du texte que l'on consulta le sort pour tous les jours de tous les mois de l'année qui commençait, et que le jour et le mois qui obtinrent les meilleurs résultats, furent considérés comme désignés par la divinité. Haman ne se laissa pas détourner de son projet par la décision du sort, qui semblait en avoir éloigné l'exécution le plus possible. Le sort recula l'exécution de ce plan d'un an entier, afin de donner à Mardochée et à Esther le temps d'en arrêter l'exécution et de faire donner des ordres tout contraires.
Adar. Voir Esdras 6.15 ; correspondant à la nouvelle lune de février-mars.