Pendus à un bois : supplice ordinaire (5.14 ; 6.4 ; 7.9-10 ; 8.7 ; 9.13-14,25). Voir déjà la même expression dans Deutéronome 21.22 et Genèse 40.19. Dans 2Samuel 21.6 et Nombres 25.4, se trouve un autre verbe signifiant suspendre par un clou, clouer à ; et dans Esdras 6.11, un verbe araméen : suspendre à un pieu. Faut-il entendre par là pendaison, crucifixion on empalement ? Hérodote, III, 125, parle de crucifixion, ainsi que Diodore II, 1 ; mais dans Hérodote III, 159 et IV, 43, est employé un verbe qui signifie étymologiquement empaler. Nous ne pensons pas que tel puisse être le sens du mot hébreu thala, suspendre. Le passage 5.14 de notre livre, où il est parlé d'un bois de 50 coudées, éloigne aussi l'idée de la crucifixion. Resterait donc la pendaison, après laquelle peut-être on clouait le corps contre la potence, au lieu de le livrer à là sépulture.
Cela fut écrit. Les rois de Perse avaient grand soin de conserver la mémoire de ce qui leur arrivait de considérable (Esdras 6.4), Xerxès avait auprès de lui, dans son expédition contre la Grèce, des scribes qui notaient en sa présence et le nombre de ses troupes et ce qui se passait dans les actions importantes (Plutarque, Vie de Thémistocle).