Assis sur son trône : dans tout l'éclat de sa magnificence royale. Sur les monuments, les rois de Perse sont toujours, même en voyage et à la guerre, représentés assis sur des sièges élevés, et nous savons par Hérodote, VII, 212, et par Plutarque (Thémistocle, 43), que Xerxès dirigea les deux batailles des Thermopyles et de Salamine du haut de son trône. Voir aussi Hérodote VII, 44.
Suse la forteresse. Voir Néhémie 1.4. Cette capitale du pays d'Elam ou de la Susiane, à l'orient de la Chaldée et au nord de l'extrémité du golfe persique, avait été détruite par les Assyriens en 615. Elle renaquit de ses cendres sous Darius I, qui résolut d'y transporter le siège de son empire. Il y installa de nombreux esclaves qui la rebâtirent en exploitant comme carrière les murs des anciennes maisons. Peu d'années suffirent pour qu'elle redevint une brillante capitale. Dans ses palais, auxquels chaque nouveau souverain devait ajouter un palais nouveau, se plurent à résider tous les princes achéménides. Alexandre-le-Grand y trouva, avec des richesses inouïes, des vases d'or dans lesquels on conservait, pour indiquer l'immense étendue de l'empire perse, de l'eau du Danube et de l'eau du Nil. La forteresse et la résidence royale s'élevaient sur un monticule qui dominait au loin la plaine ; à ses pieds et dans la direction de l'orient s'étendait la ville, construite de briques séchées au soleil.