Comme sacrifice pour le péché. Leur joie ne les empêcha pas de s'humilier devant Dieu ; voici une des rares applications que nous trouvions dans l'histoire d'Israël de la loi sur le sacrifice pour le péché (Lévitique 4.1-5.13). Ce sacrifice était, comme le sacrifice de réparation (Lévitique 5.14-6.7), une innovation de Moïse et pendant longtemps fut peu populaire. On en trouve à peine quelques traces (Psaumes 40.7 ; 2Rois 12.16). Le gros du peuple en était resté aux sacrifices connus avant Moïse, les holocaustes et les sacrifices d'actions de grâces. Ici un peuple nouveau, radicalement guéri de l'idolâtrie, entre enfin dans les vues de Dieu ; la loi a produit le sentiment profond du péché, et cette fête de dédicace, infiniment moins brillante que la première par le nombre des victimes (1Rois 8.5,63), l'emporte sur elle par l'esprit dans lequel elles sont immolées.
Douze boucs. Des boucs, d'après Lévitique 4.22 et suivants ; douze, d'après Esdras 2.2. Voir aussi 8.35. Le temple était pour tout le peuple et l'on pouvait espérer, d'après Ezéchiel 37.15 et suivants ; Jérémie 31.27, que d'autres exilés reviendraient encore et que toutes les tribus finiraient par être aussi bien représentées en Palestine que l'étaient celles de Juda, de Benjamin et de Lévi.