Ce n'est pas seulement par sa pureté et son élévation que la morale de l'Evangile se distingue de toute autre, mais surtout par ses motifs.
Ainsi, tant que les Ephésiens étaient ténèbres (Ephésiens 4.18 et ci-dessous Ephésiens 5.11), ils pouvaient trouver dans cet état une excuse à une vie de péché ; ils étaient alors dans la plus profonde ignorance, en communion avec le prince des ténèbres, appartenant à son royaume ; mais maintenant, étant en communion avec Celui qui est la lumière, (Jean 1.4) ils sont devenus lumière, c'est-à-dire que non seulement l'Esprit de Dieu les a éclairés, eux, mais qu'ils peuvent et doivent refléter pour d'autres cette lumière. (Matthieu 5.14 ; Philippiens 2.15)
De là, l'obligation absolue de marcher comme des enfants de lumière, (Ephésiens 5.8) et d'examiner ce qui est agréable au Seigneur, afin de ne plus s'y tromper (Ephésiens 5.10) Paul relève ailleurs le même contraste pour exhorter à une vie sainte. (1Thessaloniciens 5.4 et suivants ; 2Corinthiens 6.14 et suivants)
A Ephésiens 5.9, l'apôtre indique entre parenthèses quelques fruits de cette lumière (et non fruits de l'esprit comme dit le texte reçu). La lumière produit dans les caractères qu'elle pénètre tout ce qui est moralement bon, juste et vrai, par opposition au mal, à l'injustice, au mensonge, qui sont le fond du paganisme.