Telle est la traduction littérale de ce verset.
Le sens de nos versions ordinaires : je vous prie de ne point vous décourager, est possible. (Luther, Calvin, la Bible anglaise et la plupart des commentateurs traduisent ainsi.)
Il nous paraît plus probable, toutefois, que la pensée de l'apôtre est celle-ci : "Je demande (à Dieu) de ne pas permettre que je me décourage, etc."
De même qu'à Ephésiens 3.8, l'apôtre est saisi de la grandeur de sa vocation, des souffrances qui l'accompagnent, du sentiment de sa faiblesse, et il termine par une humble supplication à Dieu pour lui demander sa force.
La dernière pensée du verset : ce qui est votre gloire, s'accorde très bien avec ce sens : l'apôtre considère ses souffrances comme contribuant à la gloire des Eglises (comparez 1Corinthiens 4.9 et Suiv. ; 2Corinthiens 1.6), et il faut entendre ce mot dans son sens le plus élevé, c'est-à-dire comme signifiant la consommation finale de toute la vie chrétienne, la glorification.
Le serviteur de Dieu n'a pas d'autre but en se soumettant avec joie et avec constance à toutes les tribulations qu'il endure pour l'amour des âmes.
"La gloire et le salut de l'Eglise est d'avoir un pasteur qui mette son honneur et sa confiance, non dans le crédit des hommes, mais dans la croix de Jésus-Christ."Quesnel.
- Quelques interprètes pensent que la gloire des Ephésiens, ne consiste pas dans les souffrances de l'apôtre, mais dans le fait de ne pas perdre courage. On peut, d'après le texte, la rapporter à l'une et à l'autre de ces deux causes.