L'apôtre, pressé par la vérité et par le besoin de son cœur d'attribuer toute cette œuvre divine exclusivement à la grâce de Dieu, a déjà jeté cette pensée dans une parenthèse, (Ephésiens 2.5) et a glorifié l'immense richesse de cette grâce à Ephésiens 2.7 ; mais il y revient, il insiste. Notre rédemption a été accomplie en JésusChrist ; elle nous est donc acquise par pure grâce.
Nous nous approprions ce salut par la foi : cesse-t-il pour cela d'être une grâce ? Bien au contraire, puisqu'il faut encore une action de cette même grâce pour faire naître en nous une foi vivante.
"La grâce est la cause première du salut ; la foi est le moyen par lequel il nous est approprié ; ou, si l'on veut, la première est le principe objectif du salut, la seconde en est le principe subjectif...Celle-ci peut être appelée la main de l'homme, celle-là la main de Dieu."A. Monod.
Le salut ne vient donc pas de nous, déclaration que l'apôtre explique encore en ajoutant : non par les œuvres ; de sorte que le salut reste en tous sens un don de Dieu, et que nos œuvres, soit avant soit après que nous avons eu part à la grâce, ne sauraient jamais entrer pour rien dans la cause de ce salut. Elles en sont, non la cause, mais l'effet : (Ephésiens 2.10) afin que personne ne se glorifie ! (Voir sur ces grandes vérités de la grâce, la foi, les œuvres Romains 3.21 et suivants ; et Romains 4)