En lui complète la grande pensée de Ephésiens 1.10 : en Christ aura lieu la récapitulation de toutes choses. Puis Paul ajoute une pensée nouvelle qui explique la participation des croyants à cette grande œuvre de Dieu.
Les termes de cette pensée peuvent s'entendre de deux manières : "En qui nous sommes devenus son lot, son héritage," ou bien : "En qui nous avons obtenu le lot, l'héritage." Dans le dernier cas, ces mots font allusion au lot que reçurent les Israélites, par le sort, dans le partage du pays de Canaan, image de l'héritage céleste du racheté de Christ ; dans le premier sens, au contraire, c'est le peuple de Dieu lui-même qui est considéré comme l'héritage, la propriété de l'Eternel. (Deutéronome 9.26,29 ; 32.9)
Les versets Ephésiens 1.14,18 ci-dessous, et surtout Colossiens 1.12, où revient la même pensée, doivent faire préférer le second sens, c'est-à-dire l'idée de la part échue au croyant. (Une variante, appuyée par de très fortes autorités, mais non préférable pourtant au texte reçu, porte : "En qui nous avons été appelés.")
- Dans le reste du verset, l'apôtre insiste encore sur la pensée que le chrétien n'a part à l'héritage que par un effet de la libre grâce de Dieu. Et cette participation est expliquée par une double action divine et souveraine : l'une qui s'accomplit en Dieu même, et par laquelle nous sommes prédestinés selon le dessein arrêté de Dieu ; l'autre qui s'accomplit dans les croyants, dans lesquels c'est Dieu encore qui opère avec efficace (Grec :) la foi, la conversion, toutes les choses qui concernent le salut et la vie chrétienne, selon le conseil de sa volonté. (Ephésiens 1.4,5,7,8)