10 à 32 Promesses et menaces.
10 à 17 Abondance et sécheresse.
Le pays où tu vas. Par sa nature même le pays de Canaan plaçait Israël dans un état de dépendance continuelle vis-à-vis de l'Eternel. Si la pluie, dont l'homme ne saurait régulariser le cours, y fait défaut, tout périt. Les Egyptiens, au contraire, étaient fiers, grâce à leur fleuve, d'être indépendants de la pluie (Hérodote, II, 13). En Egypte, travail humain ; en Palestine, Providence. Mais cet avantage dépend de la conduite du peuple, puisqu'il est dû aux pluies périodiques (versets 14 à 17) dont Dieu est le dispensateur.
Que tu ensemençais et que tu arrosais. A la suite des semailles il fallait arroser, ce qui se faisait au moyen de roues que l'on mouvait avec le pied et par lesquelles les eaux du Nil étaient répandues sur les terres, du moins partout où l'inondation ne parvenait pas naturellement. Voici comment Philon (De confusione linquarum) décrit ces machines :
C'est une roue qu'un homme fait tourner par le mouvement de ses pieds en montant successivement sur divers degrés qui sont au-dedans de la roue. Mais comme en tournant toujours il ne pourrait se soutenir, il tient de ses mains un appui immobile, en sorte que dans cet ouvrage les mains font l'office des pieds et les pieds celui des mains, puisque les mains, qui devraient agir, demeurent en repos, et que les pieds, qui devraient être en repos, donnent le mouvement à la roue.
Voir sur ce qui se fait aujourd'hui encore, Félix Bovet, Voyage en Terre Sainte, septième édition, page 57.