Toute cette profonde pensée : le chrétien enseveli avec Christ par le baptême et ressuscité avec lui, par la même puissance de résurrection et de vie qui a ramené Christ d'entre les morts, se trouve développée Romains 6.1-11. (Voir les notes et comparez Ephésiens 2.6)
Seulement l'apôtre indique ici le moyen qui nous unit personnellement à Christ, de manière que cette transformation de notre être en lui ne soit pas seulement une image, une idée, mais une vivante réalité ; ce moyen, c'est la foi ; cette foi, à son tour ; n'est point une notion de l'intelligence, mais une opération de Dieu en nous. C'est ainsi qu'il faut entendre ces mots : la foi de l'efficace de Dieu, mots que Luther traduit : "la foi que Dieu opère." Bengel, Olshausen, de Wette adoptent ce sens. (Comparer Colossiens 1.29 ; Ephésiens 1.19 ; 3.7 ; Philippiens 3.21)
D'autres interprètes Chrysostome, Meyer, Oltramare, préfèrent le sens exprimé dans la version d'Ostervald : "la foi que vous avez en la puissance de Dieu."
- Il faut remarquer encore que Paul, en substituant ici le baptême chrétien à la circoncision juive, (versets 11,12) en nous montrant dans le premier la réalisation spirituelle de la seconde, autorise assurément le rapport souvent établi entre ces deux signes d'admission à l'alliance de grâce, bien que ce rapport ait été nié de nos jours, et nié plutôt dans un intérêt dogmatique relatif au baptême que par une connaissance approfondie du sujet.