Chapitre 2.
1 à 15
Ne vous laissez pas séduire par l'erreur, car toutes choses se trouvent en Christ.
Paul venait de parler, d'une manière générale, du travail et des combats de son apostolat. (Colossiens 1.29) Il désire spécialement que les Eglises de Colosses, de Laodicée, qu'il n'avait pas fondées lui-même, et tous ceux qui, dans ces Eglises et ailleurs, n'ont pas vu son visage en la chair, ne le connaissent pas personnellement, sachent aussi qu'il soutient pour eux un grand combat et les entoure de sa vive sollicitude et de ses prières. (Comparer : Colossiens 4.12 ; Romains 15.30)
Ces Eglises, n'ayant point été fondées ni affermies par l'apôtre, étaient d'autant plus accessibles aux séductions de l'erreur. La tendre sollicitude que Paul leur exprime ici était bien propre à ouvrir les cœurs aux exhortations qui vont suivre.
Il nomme spécialement l'Eglise de Laodicée, où cette lettre devait être lue, (Colossiens 4.16) peut-être parce qu'il la croyait exposée aux plus grands dangers. Quoi qu'il en soit, une mère de famille réserve ses soins les plus tendres aux enfants les plus faibles ; il en doit être ainsi des pasteurs à l'égard des membres malades de leurs troupeaux.