C'est-à-dire parce qu'il a appris des choses si réjouissantes sur leur état spirituel : (versets 4,8,9) il se sent d'autant plus encouragé à prier pour eux et à demander plus encore, jusqu'à leur entière perfection. Il va exprimer l'objet précis de ses prières.
Etre rempli, dans la langue originale, signifie aussi être accompli, parfait et l'on peut traduire aussi : "que vous soyez rendus parfaits quant à la connaissance." L'apôtre demande à Dieu tout ce qui pourrait manquer à ses lecteurs pour la pleine connaissance de la volonté de Dieu, et il faut entendre sous cette dernière expression, soit le conseil de Dieu pour leur rédemption par Jésus-Christ, (Ephésiens 1.8-10) soit, en général, ses desseins à leur égard, auxquels ils devaient se conformer par une obéissance filiale de chaque jour. Au reste, ce mot être rempli montre assez qu'il s'agit moins d'une connaissance purement intellectuelle que d'un sentiment vivant de la volonté de Dieu, produit dans le chrétien par le Saint-Esprit. (Voir la note suivants et comparer : Colossiens 4 ; 12 ; Romains 12.2 ; Ephésiens 5.17 ; 1Thessaloniciens 4.3)
Telles sont les deux grâces nécessaires que Paul demande pour ses lecteurs, afin qu'ils connaissent pleinement la volonté de Dieu. En les qualifiant de spirituelles, il montre qu'il les considère comme un fruit de l'Esprit de Dieu dans les âmes.
La sagesse, dans le sens du mot original, est surtout le discernement de la vérité envisagée en elle-même ; l'intelligence est plus spécialement, dans la vie pratique, le discernement de ce qui est moralement bien ou mal. (verset 10 : comparez Ephésiens 1.8, note ; Philippiens 1.9,10, note.)