Un intervalle est ici supposé, durant lequel Salomon a décidé de soumettre Sulammith à l'épreuve la plus forte qu'il puisse imaginer, c'est de lui offrir la position de reine, en la faisant monter sur son propre trône portatif et parcourir ainsi les rues de la capitale, entourée de tout le cortège qui l'accompagne lui-même, quand il s'y montre comme roi.
Qui est celle-là, qui monte du désert ? Si l'on traduit ainsi, cette question se rapporte à Sulammith, comme centre du cortège brillant qui s'avance. Mais on peut traduire aussi : Qu'est-ce que cela ? en rapportant cette question au cortège dans son ensemble. Ce qui rend le premier sens plus probable, c'est le pronom hébreu mi, qui est masculin ou féminin (quel ou quelle est... ), et non pas neutre, tandis que l'autre pronom, zoth, qui l'accompagne, peut signifier également : celle-ci ou cela. D'ailleurs, les passages parallèles, 6.10 et 8.5, parlent aussi en faveur du premier sens.
Qui monte du désert. Le désert désigne les campagnes environnant la ville, d'où est censé arriver le cortège.
Comme des palmiers de fumée. L'encens que l'on brûle tout à l'entour du palanquin s'élève en colonnes de fumée qui s'épanouissent en un dais, comme le palmier. Il y a là toute espèce de parfums et d'encens qu'apportent de bien loin les caravanes de marchands.