Cet ange remplit la fonction du sacrificateur, qui prenait du feu sur l'autel des holocaustes (Lévitique 16.12) pour offrir des parfums, dont la fumée, image de la prière, montait vers Dieu et lui était en agréable odeur. (Comparer Apocalypse 5.8 ; Ephésiens 6.2 ; Nombres 16.46)
L'autel devant lequel (ou sur les degrés duquel) se plaça l'ange (verset 3) comme celui dont il prit du feu, (verset 5) est l'autel des holocaustes ; (Apocalypse 6.9) tandis que l'autel d'or qui est devant le trône (verset 3) est l'autel des parfums, placé devant l'entrée du lieu très saint.
Il est difficile de dire si, pour le voyant, la scène se déroule dans un temple céleste, (Apocalypse 7.15) ou dans le temple de Jérusalem. (comparez Apocalypse 11.1) La plupart de nos versions portent : la fumée monta avec les prières des saints ; il est plus exact de traduire le datif grec par : pour les prières des saints, dans leur intérêt, l'offrande des parfums confirme les prières des saints et les fait parvenir à Dieu.