L'ouverture du sixième sceau révèle les bouleversements qui se produiront dans la nature immédiatement avant le grand jour de la colère de l'Agneau. (Apocalypse 7.17)
Plusieurs traits du tableau sont empruntés au langage des prophètes.
Le tremblement de terre, les éclipses du soleil et de la lune se trouvent dans : Joël 2.10,30,31 ; 3.15,16 ; Esaïe 13.10.
Le soleil devient noir comme un sac de poil ; (comparez Esaïe 50.3) la lune dans ses éclipses prend une teinte rougeâtre.
La chute des étoiles est comparée, dans Esaïe 34.4, à la chute des feuilles du figuier. Les figues vertes sont de petites figues venues trop tard, qui ne mûrissent plus et tombent en hiver, quand elles ont pourri et qu'un grand vent agite le figuier. Comparer aussi Nahum 3.12.
Pour le ciel qui se retire comme un livre qu'on roule, voir Esaïe 34.4 ; les livres des anciens étaient formés de feuilles de papyrus enroulées autour d'une baguette.
Pour les hommes qui se cachent dans les cavernes, voir Esaïe 2.10,19,21.
Pour Apocalypse 7.16, voir Osée 10.8 ; comparez Luc 23.30.
L'expression : jour de la colère se trouve dans Sophonie 2.3 ; comparez Nahum 1.6. La description, dans son ensemble, rappelle surtout l'énumération des signes précurseurs de la fin dans le discours eschatologique de Jésus. (Marc 13.24 ; Matthieu 24.29,30 ; Luc 21.25,26)