Les deux au milieu peuvent être en corrélation ; ce serait un hébraïsme qui reviendrait à dire que l'agneau était placé entre le groupe formé par le trône et les quatre êtres vivants et le groupe des anciens. Ou bien le second au milieu reprend le premier, et l'auteur voudrait, par cette répétition, exprimer l'idée que l'agneau était le centre de tout le tableau. Au milieu du trône signifierait alors dans le demi-cercle forme par le trône, (Apocalypse 4.6 2e note) plutôt que entre les pieds du trône.
L'Agneau est l'image du Sauveur, (Esaïe 53.7 ; Jean 1.29,36) non seulement comme emblème de douceur, d'innocence (Jean dit ici petit agneau, et cette épithète forme un contraste intentionnel avec celle qui précède : le lion de Juda), mais parce que le Sauveur était figuré par l'agneau pascal. Dans la vision actuelle il est vivant, puisqu'il va prendre le livre, mais il porte les marques de son douloureux sacrifice : il est comme immolé.
Les sept cornes (Hénoch 90 :37) sont l'image de la force, (Daniel 7.20 ; 8.3) les sept yeux celle de la vigilance et de la toute science. Ceux-ci sont désignés comme les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre. (Sin., Q.) D'après la leçon de A, ces mots : envoyés par toute la terre se rattacheraient à yeux ; comparez Zacharie 4.10.
Voir sur les sept esprits de Dieu, Apocalypse 1.4, 3e note. Sept est le nombre de la perfection divine. L'Agneau a la toute-puissance et la toute science pour accomplir les destinées du règne de Dieu. (verset 7)