Si personne, ni dans le ciel, ni sur la terre, ni sous la terre (ces derniers mots manquent dans Sin. ; ils désignent non les démons, mais les morts habitant l'hadès), ne fut trouvé digne (verset 4) d'ouvrir le livre ni de regarder son contenu, c'est qu'ouvrir le livre n'était pas seulement connaître mais accomplir les desseins de Dieu pour la rédemption du monde.
Or la dignité qu'il fallait avoir pour cela était celle qui résulte d'une entière consécration à Dieu celle que Jésus désignait en disant : "Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi." (Matthieu 10.37) Cette dignité, seul un homme, qui se serait consacré à Dieu dans une vie d'obéissance parfaite et en qui l'humanité se serait donnée ainsi à Dieu, pouvait la posséder.