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A l'Eglise de Philadelphie.
Petite ville de l'ancien royaume de Lydie, fondée par le roi de Pergame Attale Philadelphe, dont elle portait le nom. Philadelphie était à quarante-cinq kilomètres au sud-est de Sardes. Elle existe encore sous le nom d'Alla-Schahr, et compte des habitants appartenant à l'Église grecque.
Ces qualificatifs sous lesquels le Seigneur s'annonce à Philadelphie ne sont pas empruntés à la vision de Apocalypse 1. Ils désignent des attributs appropriés à la situation et aux besoins de cette Eglise.
Ainsi, les noms divins de Saint, de Véritable, sont un encouragement et une consolation pour cette fidèle Eglise, qui était exposée aux calomnies des adversaires (verset 9) et devait subir l'épreuve qui allait venir sur le monde entier ; (verset 10) ils sont en même temps une menace à l'adresse de ceux qui se complaisent dans le mensonge et dans la souillure, car pour eux la vérité souveraine, la sainteté absolue, qui sont l'essence du caractère divin, deviennent un feu dévorant.
On a aussi expliqué ces noms de Jésus comme certifiant sa qualité de Messie, contestée par les Juifs : il est le véritable, l'authentique Messie ; il l'est, parce qu'il est le saint. Sa sainteté est donnée de même comme preuve de sa messianité dans Actes 3.14 ; 4.27,30 ; 7.52.
Cette image est empruntée à Esaïe 22.22. Comme les clefs de la forteresse de Sion, du palais de David, furent confiées à Eliakim, en signe du pouvoir qu'il devait exercer, de même, dans le royaume de Dieu, toute puissance a été donnée à Jésus-Christ. (Matthieu 28.18)
Quand il ouvre une porte (verset 8) dans le monde et dans les âmes pour y faire pénétrer l'Evangile de sa grâce, personne ne peut la fermer ; mais aussi quand il ferme, pour rendre vains tous les efforts des adversaires, personne n'ouvre. Avec cette double conviction, son Eglise ne saurait être découragée ; elle est invincible. D'autres entendent par ouvrir et fermer, admettre dans le royaume de Dieu ou en exclure, (comparez Apocalypse 1.18) ce qui est moins en harmonie avec l'ensemble de la pensée. (verset 8)