Cette voix qui venait du trône (Sin., A. On lit : du ciel dans Q, versions), qui en sortait, indiquait une révélation émanant directement de Dieu, que la voix fût celle de Christ ou celle de l'un des quatre être vivants. (Comparer Apocalypse 19.5, note.)
C'est la nouvelle Jérusalem, elle même, l'Eglise des rachetés qui est appelée le tabernacle de Dieu avec les hommes, par allusion au tabernacle qui servait de sanctuaire dans le désert, et grâce auquel Dieu habitait avec les hommes. Comparer Lévitique 26.11,12 ; Jérémie 24.7 ; 31.33 ; Ezéchiel 37.27 ; de là sont tirées les expressions qui dépeignent cette relation parfaite de Dieu avec les hommes par laquelle est pleinement réalisé ce que préfigurait l'ancienne Alliance : Dieu lui même sera avec eux, leur Dieu. (Les mots leur Dieu manquent dans Sin., Q. Weiss les maintient.)
La félicité éternelle, qui n'aura rien de commun avec les créations d'une imagination charnelle, sera toute dans la communion réelle et vivante avec Dieu, dans la possession et la jouissance de Dieu lui-même. Pour des êtres parvenus à la perfection, il n'y a rien au dessus de cet amour infini dont Dieu les aime et dont ils aiment Dieu en retour. Une telle destination est seule digne de l'homme créé à l'image de Dieu et racheté par Jésus-Christ, seule digne de Dieu lui-même. Cette conception du bonheur éternel, exempte de tout alliage sensuel, comme de toute fantaisie de l'imagination, ne saurait être que le fruit d'une révélation divine.