Le Seigneur s'adresse aux autres, au reste de l'Eglise, qui n'avaient pas été infectés par cette doctrine.
Ce mot prouve qu'il s'agissait, non pas seulement d'actions coupables, de péchés, mais de principes, et d'enseignements mensongers. Ceux qui les professaient se vantaient d'une grande profondeur de pensée, comme le font toujours les hommes qui méprisent la simplicité de l'Évangile.
C'est cette orgueilleuse vanterie qu'expriment les mots : comme ils disent.
Mais le Seigneur, au lieu de leur accorder que ce soit là une "profondeur de Dieu," (1Corinthiens 2.10) retourne contre eux leurs paroles avec une sainte ironie, en ne leur reconnaissant qu'une profondeur de Satan, de celui qui les séduit. C'est de même qu'il nomme (verset 9) ceux qui se vantaient d'être juifs, une "synagogue de Satan."
D'autres estiment que la place des mots : comme ils disent, après Satan, oblige à les rapporter à la locution tout entière : les profondeurs de Satan, et que les faux docteurs employaient eux-mêmes cette expression pour justifier leur libertinage : le chrétien devait connaître, par son expérience, les profondeurs de Satan, c'est-à-dire la puissance du paganisme et les abîmes du péché.
A ceux qui se sont conservés purs de ces erreurs et de ces souillures, le Seigneur ne fait point de menace, il les rassure et les console, au contraire, en leur déclarant qu'aucun autre fardeau ne sera ajouté aux épreuves déjà assez douloureuses qu'ils auront à endurer lorsque le Seigneur exécutera ses jugements sur Jésabel et ses partisans. (versets 22,23) La miséricorde est toujours jointe à la sévère justice. D'autres, avec moins de raison peut-être, entendent par fardeau des prescriptions légales, (Actes 15.28) et y voient une allusion aux ordonnances que la conférence de Jérusalem avait édictées pour interdire aux chrétiens d'origine païenne l'usage des viandes sacrifiées aux idoles et l'impudicité.