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La bête qui monte de la terre.
La première bête était montée de la mer. (verset 1, note.) Celle-ci monte de la terre, ce qui signifie, d'après les uns, Qu'elle était originaire d'orient ; c'est de l'orient, du continent asiatique que provenaient les magiciens et les propagateurs de religions et de superstitions qui envahirent Rome et l'empire à l'époque impériale.
D'après d'autres, la terre, opposée à la mer, image des foules agitées, désigne un état de choses plus stable, tel que le présentaient les peuples domptés et disciplinés par Rome.
Les deux cornes semblables à celles de l'Agneau ne sont pas un symbole de force et ne représentent pas deux puissances réunies, mais signifient seulement que la bête avait toute l'apparence extérieure d'un agneau.
Avec ce caractère contrastait le langage de la bête : elle parlait comme un dragon, comme le serpent ; (Apocalypse 12.9 ; Genèse 3.1,13) elle proférait des paroles de ruse et de mensonge, propres à séduire les hommes, à introduire dans leurs âmes un venin mortel.
Ce contraste rappelle la description que Jésus faisait des faux prophètes. (Matthieu 7.15) Et, en effet, la seconde bête reçoit dans la suite de l'Apocalypse (Apocalypse 16.13 ; 19.20 ; 20.10) le titre de "faux prophète."