Ministère de Pierre. Entrée du premier païen dans l'Eglise. 31 à 43
Deux miracles opérés par l'apôtre.
Ce temps heureux de repos pour l'Eglise succéda à la persécution qui avait commencé par la mort d'Etienne et dont Saul avait été le principal instigateur.
Maintenant qu'il est devenu un témoin de la vérité, l'Eglise est en paix.
Bien plus elle fait de grands progrès au dedans et au dehors ; c'est un fruit de la persécution même.
Au dedans, elle est édifiée comme un temple dont la construction avance vers son achèvement ; (comparer : Ephésiens 2.21,22 ; 1Pierre 2.4,5) dans la vie pratique elle marche dans la crainte du Seigneur, c'est-à-dire dans une humble obéissance à sa volonté.
Au dehors, elle est multipliée, augmentée en nombre, et cela dans les trois provinces qui composaient la terre sainte.
Le livre des Actes n'a point encore parlé de la prédication de l'Evangile en Galilée, mais comme Jésus y avait beaucoup de disciples, qui étaient devenus membres de l'Eglise nouvelle, la mention de cette contrée ne doit pas nous étonner.
L'agent puissant de ces progrès de l'Eglise était le SaintEsprit, cet Esprit qui l'avait créée et qui seul y augmente la vie. Le mot que nous rendons par assistance du Saint-Esprit signifie aussi exhortation, consolation. (Actes 4.36,13.15,15.31 ; comparez Jean 14.16, note.)
Il s'agit de l'action puissante de l'Esprit de Dieu qui dispose les âmes à écouter et à croire la parole, mais le résultat de cette œuvre est toujours aussi une consolation intime qui attire les cœurs et augmente l'Eglise. (Philippiens 2.1)
On pourrait traduire aussi : Marchant dans la crainte du Seigneur et dans l'assistance du Saint-Esprit, elle se multipliait.
Le texte reçu porte : les Eglises au lieu de l'Eglise. (Sin., B, A, C.)
Luc, en employant le singulier, a voulu faire sentir que les disciples du Sauveur forment une belle et sainte unité même quand ils sont dispersés en différentes contrées. Ils ne constituent qu'une Eglise.
Ce sont les erreurs et les passions des hommes qui font disparaître cette unité par les divisions qu'elles créent.