Il tomba de ses yeux comme des écailles.
L'auteur veut-il dire qu'une couche de matières qui couvraient les yeux de l'apôtre fut enlevée ?
Il se sert plutôt de cette image pour caractériser l'impression qu'éprouva Saul quand tout à coup la vue lui fut rendue.
La soudaineté de sa guérison est marquée dans le texte reçu par ce mot qui manque dans Sin., B, A, C : à l'instant il recouvra la vue.
On pourrait rendre l'idée en disant : "comme si un voile lui était tombé de devant les yeux." Cette guérison fut un miracle de la puissance de Dieu. Quel souvenir Saul dut garder de cette expérience !
Le futur apôtre fut baptisé par un simple disciple. L'Ecriture n'enseigne pas le sacerdoce universel en théorie seulement, mais par des faits.
Le Seigneur a institué le ministère de la Parole, afin de pourvoir à l'instruction et au bon ordre dans l'Eglise, mais le droit et le devoir de tous les vrais croyants subsiste.
Ici, l'exercice de ce droit avait encore une raison importante : si Saul avait été baptisé par un apôtre, cela l'aurait mis dans une sorte de dépendance à son égard. Il aurait pu paraître qu'il tenait sa mission de cet apôtre. Or il importait qu'il n'en fût pas ainsi. (Galates 1.1)