L'eau vers laquelle ils arrivèrent pouvait être un ruisseau ou un étang dont le nom n'est pas indiqué, parce qu'il importait peu au récit.
- La question de l'Ethiopien suppose que Philippe, dans un entretien prolongé avec lui, lui avait parlé aussi du royaume de Dieu fondé par Jésus, de l'Eglise et du baptême par lequel on y recevait les croyants ;
Tous ces grands faits, notre historien, très concis, les résume dans ces mots : la bonne nouvelle de Jésus. Et l'âme de l'Ethiopien, tout ouverte à la vérité et à la vie, aspire à recevoir immédiatement le symbole de son union avec le Sauveur et avec son Eglise.
Le texte reçu porte verset 37 ainsi conçu : Or, Philippe dit : Si tu crois de tout ton cœur, cela est permis (var. tu seras sauvé). Et répondant, il dit : Je crois que Jésus-Christ est le Fils de Dieu.
Ce verset manque dans Sin., B, A, C, etc., dans la plupart des versions et des Pères.
En outre, là où il se trouve, c'est avec diverses variantes, ce qui est souvent un signe d'inauthenticité. Cette profession de foi, en termes précis, exigée avant le baptême, n'est point dans l'esprit de l'âge apostolique. Elle a été ajoutée plus tard par des correcteurs qui s'étonnaient de la facilité avec laquelle Philippe avait administré ce baptême.
L'adjonction est cependant ancienne ; elle se trouve déjà dans la version syriaque, la Peschito, et dans Irénée. M. Blass l'admet dans la recension romaine de notre livre.