Cet étranger nous est dépeint en détail, à cause de l'importance de sa conversion.
Sa patrie était l'Ethiopie, pays d'Afrique, situe au sud de l'Egypte, dont faisait partie ce qui est aujourd'hui l'Abyssinie.
Ce pays était gouverné par des reines qui portaient le titre de Candace, comme les rois d'Egypte celui de Pharaon.
Notre personnage était un ministre détenteur du pouvoir (grec dynaste), de là reine Candace. Il était surintendant de tous ses trésors, ce qu'on appelle aujourd'hui un ministre des finances.
Comme son pays était païen, on peut supposer qu'il avait été amené à la connaissance du vrai Dieu par des Juifs habitant l'Ethiopie, puisqu'il était venu à Jérusalem pour adorer.
Il était donc "prosélyte de la porte," et non de la justice, car, selon la loi un eunuque ne pouvait être admis dans l'assemblée du peuple, (Deutéronome 23.1) mais la promesse du prophète (Esaïe 56.3-5) s'était accomplie pour lui ; elle devait s'accomplir mieux encore par sa conversion au christianisme.
Dans son désir de s'instruire et de s'édifier, il profite du loisir que lui donnait son voyage pour lire l'Ecriture. Aucun livre de la Bible ne pouvait mieux répondre à ses besoins que celui du prophète Esaïe.
Ce fut sans doute par une direction de la Providence qu'il lut le chapitre où sont décrites les souffrances du Serviteur de l'Eternel, ou bien, peut être, comme le pense Meyer, y fut-il attiré par tout ce qu'il pouvait avoir entendu à Jérusalem concernant Jésus et l'Eglise qui invoquait son nom.