Ces termes : des hommes pieux, indiquent des Juifs pieux (Actes 2.5 ; 22.12) et non des prosélytes d'entre les païens.
Ayant conservé leurs sentiments bienveillants pour les chrétiens, (Actes 2.47) ils voulurent rendre à Etienne ce religieux devoir. Des disciples en auraient certainement été empêchés par les persécuteurs.
Ils firent grande lamentation sur lui ; le substantif que nous traduisons par lamentation dérive d'un verbe qui signifie se frapper la poitrine en signe de deuil. (Luc 8.52)
Les funérailles qu'ils firent à Etienne eurent l'éclat et la solennité que les Orientaux aiment à donner à ces cérémonies. (Matthieu 9.23 ; Marc 5.38)
- On a souvent envisagé ce verset comme n'étant pas à sa place, parce qu'il paraît sans rapport avec ce qui précède et ce qui suit. (de Wette, Olshausen.) C'est une erreur.
Luc nous montre par ce fait, comme l'observe Meyer, que beaucoup des habitants de Jérusalem voyaient avec peine la persécution, puis il poursuit par ce contraste criant : Mais Saul ravageait l'Eglise, etc.