Resté étranger à toute influence de l'Esprit de Dieu, Simon ne le désire même pas. Il faut bien remarquer, en effet, que ce qu'il demande, c'est uniquement ce pouvoir de communiquer à d'autres l'Esprit et de leur conférer les dons qui accompagnaient cette communication.
Il voulait ainsi se créer une nouvelle industrie plus productive encore que la précédente.
Ainsi il pensait :
1° que ce pouvoir se transmettait d'homme à homme, sans aucun rapport aux dispositions intérieures, et
2° qu'il pourrait l'acquérir des apôtres à prix d'argent.
C'était là une horrible profanation des choses saintes, une sorte de blasphème.
L'un des châtiments de Simon a été que son nom a formé le mot de simonie, qui désigne le trafic des choses saintes.
Le texte reçu (avec tous les témoins, sauf Sin., B) porte, à verset 18 : voyant que l'Esprit saint était donné. Cet adjectif a été ajouté par analogie avec versets 17,19.