Amos 5.25-27, librement cité d'après la version grecque des Septante.
L'Eternel reproche d'abord à son peuple, par la bouche du prophète, de ne lui avoir pas offert des victimes et des sacrifices, durant la traversée du désert.
Cette assertion paraît être en contradiction avec des passages tels que Exode 24.4 et suivants ; Nombres 7.10 ; 9.1 et suivants
Mais l'abandon de la circoncision (Josué 5.4-9) révèle un relâchement religieux qui put bien s'étendre à la célébration des sacrifices. (Voir la Bible Annotée, sur Amos 5.25-27) Il ne peut s'expliquer que par un entraînement général du peuple à l'idolâtrie.
C'est ce dernier péché que le prophète reproche ensuite à Israël, en rappelant ce tabernacle de Moloch qu'il portait à sa suite, et cette étoile du dieu Rephan, images ou idoles qu'il avait faites pour les adorer.
Il ne faut pas, avec quelques éditeurs (Tischendorf, Weiss), prolonger la question jusqu'au milieu de verset 43 "M'avez vous offert,...et avez-vous porté...ces images que vous avez faites pour les adorer ?" car la réponse négative, que fait attendre la forme de l'interrogation en grec, n'est admissible que pour la dernière proposition de verset 42 "M'avez vous offert des victimes ? Non, vous ne l'avez pas fait, bien plus (tel est le sens du et) vous avez porté, etc."
Moloch signifie roi ou seigneur, et correspond au Bel ou Baal des peuples Cananéens. On adorait sous ce nom le soleil, comme principe générateur et vivifiant de la nature.
L'astre appelé suivant les manuscrits Romphan ou Rephan était Saturne. La version grecque rend par ce nom l'hébreu Kiyoun, qui, avec d'autres points voyelles, se prononcerait Kewan. Kewan est le surnom Assyrien de Saturne.
Rephan serait un des noms donnés à Seb, le Saturne des Egyptiens.
Sin., A, C, majuscules, portent : votre dieu Rephan. Le mot souligné manque dans B, D.
- Comme châtiment de cette idolâtrie, Amos annonce au peuple qu'il sera transporté au delà de Damas capitale du royaume de Syrie le puissant ennemi d'Israël.
Etienne précise l'idée, en substituant à ce nom de Damas celui de Babylone, afin de rappeler la grande captivité du peuple juif, châtiment de ses infidélités.