Cette instruction, que reçut Moïse, est encore un trait étranger au récit de l'Ancien Testament, mais qui se trouve dans Philon et dans la tradition juive.
"Lasagesse des Egyptienss'appliquait surtout aux sciences naturelles (y compris la magie), l'astronomie, les mathématiques, la médecine ; c'étaient les prêtres qui cultivaient cette sagesse, aussi bien que l'art du gouvernement."Meyer.
"Que Moïse eût été élevé dans la sagesse des Egyptiens, c'est ce qu'Etienne pouvait savoir par la tradition juive, bien que l'Ancien Testament n'en dise rien. Mais, en admettant ce fait, l'antiquité était bien éloignée de supposer, comme l'incrédulité moderne, que l'éducation donnée à Moïse en Egypte avait suffi pour faire de lui le fondateur de la vie religieuse et politique de son peuple. Toute la science égyptienne était dans les mains des prêtres. Si la piété de Moïse s'était développée sous leur influence, il aurait répandu leur idolâtrie dans le peuple d'Israël ; au lieu de cela, il travailla à anéantir tous les vestiges que ce peuple avait pu en apporter d'Egypte. Ce n'est pas la culture grecque qu'il avait reçue à Tarse, ni ses études sous Gamaliel qui ont fait de Paul un apôtre ; ce n'est pas davantage la sagesse de l'Egypte qui rendit Moïse apte à devenir le législateur d'Israël. Mais Dieu put bien rendre utile la culture extérieure que ces hommes avaient reçue, pour communiquer à leur peuple la vérité, sous l'influence du Saint-Esprit dont ils étaient remplis."Olshausen.
- Puissant dans ses œuvres n'indique pas seulement les miracles opérés par Moïse, mais toutes les grandes actions de sa vie.
Puissant dans ses paroles semble contredire Exode 4.10 ; mais la réponse de l'Eternel aux objections de Moïse justifie le jugement d'Etienne.
Meyer fait observer avec raison qu'une parole peu facile peut être puissante par l'Esprit divin qui l'anime, et c'est, en particulier, ce que prouve l'action exercée par Moïse.
Luc (Luc 24.19) caractérise Jésus dans les mêmes termes.