Le texte ne dit pas que cette nouvelle prospérité de l'Eglise fut le fruit de l'harmonie et de la paix qui venait d'y être rétablie par l'élection des sept. Mais c'est avec raison que la plupart des interprètes rapprochent ces deux faits et en tirent cette conséquence.
Même une grande foule de sacrificateurs furent gagnés à l'Evangile, par l'influence puissante de la vie chrétienne qui se manifestait aux yeux de tous.
Cette expression une grande, foule paraît exagérée ; mais si l'on se souvient que la race sacerdotale était extrêmement nombreuse, qu'elle comptait jusqu'à des milliers de membres, (Esdras 2.36-40) on comprendra qu'en ces jours-là une œuvre admirable de conversion s'accomplit en son sein.
"Les mieux disposés des hommes de cette profession devaient, à la lumière nouvelle qui resplendissait dans la vie de l'Eglise, sentir et reconnaître d'autant plus vivement la dégradation profonde de la hiérarchie à laquelle ils appartenaient."Meyer.
- Les mots : obéissaient à la foi, doivent être pesés ; le verbe à l'imparfait indique une action qui se continue : ils persévéraient dans l'obéissance. Suivant d'autres, l'imparfait signifierait qu'il y en avait toujours de nouveaux qui parvenaient à l'obéissance. (Actes 18.8)
Obéir à la foi est d'une grande exactitude psychologique et morale ; car la foi n'est que l'obéissance de la conscience, du cœur et de la volonté à la vérité divine. (Comparer Romains 1.5 ; 10.16 ; 2Thessaloniciens 1.8 ; Jean 3.36)