Gamaliel (Gamli El, Dieu est ma récompense ou mon bien, Nombres 1.10) célèbre docteur juif.
D'après une tradition contestée, il était petit-fils d'un autre rabbin illustre, Hillel. Il était honoré de tout le peuple, non seulement alors, mais l'est toujours resté. Il fut le maître vénéré de Saul de Tarse, (Actes 22.3) qui ne sut pas toujours imiter sa tolérance.
On a porté sur Gamaliel les jugements les plus divers, depuis quelques-uns des anciens qui le croyaient secrètement gagné à la cause de l'évangile, jusqu'à certains exégètes modernes qui n'ont vu en lui qu'un froid politique.
Comme pharisien, il aurait affecté cette largeur d'esprit parce que les apôtres prêchaient la résurrection, doctrine abhorrée des sadducéens.
L'opinion de Meyer nous paraît s'approcher beaucoup de la vérité :"C'était,dit-il,un homme sage, impartial, religieusement avisé, caractère assez fort pour faire entendre les conseils de l'expérience en présence du zèle aveugle de ses collègues.", (Voir, sur le conseil de Gamaliel, verset 39, 1e note)
- Ne voulant pas dire son opinion en présence des accusés, il demande qu'on les fasse sortir un moment.
Il n'y a rien de méprisant dans les mots ces hommes (Sin., B, A) dont il se sert, le texte reçu, avec D, majuscules, porte : les apôtres, ce qu'on concevrait au point de vue de Luc, mais non de Gamaliel.