Ce fait est cité par Luc comme un exemple individuel de ce qui se passait alors, et parce que Barnabas devint bientôt célèbre dans l'Eglise par ses dons et son activité missionnaire, comme compagnon d'œuvre de l'apôtre Paul.
Il était Lévite, ce qui constituait chez les Juifs une distinction.
Comme Lévite, il n'était point inapte à posséder un champ, ainsi qu'on l'a conclu à tort des passages Nombres 18.20-24,Deutéronome 18.1. Il ressort de Nombres 35.2, (comparez Jérémie 32.6-16 ; Josué 21.18) que, dans la banlieue des villes qui leur étaient assignées, les Lévites Pouvaient posséder des propriétés individuelles.
L'interdiction Lévitique 25.34. doit probablement s'entendre en ce sens que ces propriétés ne pouvaient être cédées définitivement à d'autres qu'à des Lévites. (Lévitique 25.32,33)
La patrie de Barnabas était l'île de Chypre, et il fut le premier qui, avec Paul, y annonça l'Evangile. (Actes 13.4)
Ce furent les apôtres qui, plus tard, et afin de l'honorer, changèrent son nom de Joseph, selon Sin, B, A, D, versions. (les autres manuscrits portent Joses ou José), en celui de Barnabas que Luc traduit par fils d'exhortation ou de consolation (le mot grec a les deux sens).
Ce nom hébreu de Barnabas (Bar Nebouah) signifie proprement fils de prophétie. En effet, ce disciple était prophète ; (Actes 13.1) et ce fut, sans doute, parce qu'il déployait ce don avec puissance, que son nouveau nom lui fut donné. (Comparer Actes 11.22-26)