Au premier abord ce verset paraît être étranger au contexte car il interrompt la description du communisme qui régnait dans l'Eglise.
Aussi maint critique estime-t-il que l'auteur introduit ici dans le document qu'il transcrit un renseignement puisé à une autre source.
Mais c'est méconnaître la relation étroite qu'il y avait entre les manifestations de la charité énumérées aux versets 32,34 et la puissance avec laquelle les apôtres rendaient témoignage de la résurrection de Jésus-Christ, le Seigneur.
Cette grande puissance résultait, sans doute, de la vérité qu'ils proclamaient, elle était due aussi à l'action du Saint-Esprit en eux et par eux, comme le montrent les mots : Il y avait une grande grâce sur eux tous.
Mais cette action n'aurait pu s'exercer aussi efficacement et la prédication des apôtres n'aurait pas trouvé autant de crédit, si la vie nouvelle et en particulier la charité, dont l'Eglise se montrait animée, n'avait parlé en faveur de leur doctrine.
Jésus déjà avait annoncé que sa mission divine serait reconnue du monde dans la mesure où ses disciples seraient unis dans l'amour. (Jean 17) Cette relation est indiquée dans notre passage par le car qui introduit verset 34.
- S'il nous est dit ici et ailleurs, (Actes 4.2 ; Actes 1.22 ; 3.15,17.18, etc.) que la résurrection du Christ était le sujet principal du témoignage rendu par les apôtres, c'est que cette résurrection démontrait la divinité de Jésus de Nazareth, annonçait le triomphe de sa cause et ouvrait aux âmes croyantes la source de toute vie.
- La grande grâce qui reposait sur tous ne doit pas s'entendre ici de la faveur dont ils jouissaient auprès du peuple, (comparez Actes 2.47) mais de la grâce divine, qui produisait ces beaux fruits en eux tous.
- B porte : Et les apôtres du Seigneur Jésus rendaient témoignage, avec une grande puissance, de la résurrection. Westcott et Hort, Nestle, Wendt, Weiss adoptent cette leçon.