Le préfet du prétoire (grec chef du camp) était le capitaine général de la Garde prétorienne ou Garde du corps de empereur ; c'est à lui qu'était confié le soin de mettre en sûreté les prisonniers.
Il y avait en général deux officiers de ce grade, si Luc ne parle que d'un, c'est que, à l'époque où nous transporte notre récit, et jusqu'au printemps de l'an 62, il n'y en eut temporairement qu'un seul, qui était alors le noble Burrhus.
L'historien Mommsen a émis l'idée qu'il fallait traduire ce titre, avec le manuscrit latin Gigas, par chef du camp des étrangers.
C'était un corps composé de centurions détachés des légions des provinces, à qui incombaient des fonctions de police, spécialement les enquêtes sur les prévenus. Leur camp se trouvait sur le mont Caelius. Mais leur existence n'est établie, d'une manière certaine, qu'à partir du deuxième siècle.
- Les mots : le centenier remit les prisonniers au chef du camp manquent dans Sin., B, A, quelques minusc., diverses versions anciennes, ils sont supprimés par la plupart des critiques ; mais ils se lisent dans les majuscules récents et tous les témoins du texte occidental. Il est d'ailleurs difficile d'admettre qu'un renseignement aussi précis et qui a tous les caractères de la vérité ait été ajouté au texte à une époque plus récente. Aussi, avec de Wette, Meyer, et d'autres, croyons-nous que ce trait du récit est authentique.
Cette faveur si précieuse à l'apôtre pour l'exercice de son ministère, il la dut sans doute, soit au rapport de Festus, qui le déclarait innocent, (Actes 25.25 ; 26.31) soit à la recommandation du centenier, qui put rendre un si bon témoignage à la conduite de ce prisonnier et même déclarer que c'était à lui que tous les passagers avaient dû leur salut dans la tempête. (Actes 27.30-36)
Cependant Paul était gardé par un soldat et lié à ce soldat par une chaîne (Actes 28.20 ; 22.30, note.) Vraie souffrance pour un homme de son caractère et de son activité.