Même Meyer, qui voit dans la réponse d'Agrippa une ironie, reconnaît que la dernière parole, si émouvante, de l'apôtre avait pu faire sur le prince une impression qu'il n'aurait pu cacher s'il l'avait écouté plus longtemps, et qu'à cause de cela, il se lève et se retire, suivi de toute l'assistance.
- Alors, se consultant ensemble, ces grands personnages sont unanimes à reconnaître l'innocence de Paul, comme auparavant les gouverneurs Félix et Festus.
Bien plus, le roi Agrippa énonce expressément son opinion en ces termes : Cet homme pouvait être mis en liberté.
La seule raison de le retenir prisonnier, c'est qu'il en avait appelé à César.
Ainsi Festus était parvenu à son but, qui était d'obtenir l'avis d'Agrippa sur la cause du prisonnier ; (Actes 25.26) et cet avis était tout à fait favorable à l'apôtre.
Tel fut l'un des résultats du dernier discours du grand apôtre au milieu de son peuple. Ce puissant témoignage rendu à l'Evangile portat-il d'autres fruits dans les âmes ? L'éternité le révélera.