Voilà maintenant (versets 14,15) la réponse de l'apôtre à l'imputation d'être "le chef de la secte des Nazaréens." (verset 5) Il ne nie rien (sauf peut-être le titre de chef) ; au contraire, il affirme, il confesse.
"Confession vraie, volontaire, complète."(Bengel.)
D'abord, il relève le terme de Tertulle pour le désapprouver : la voie (Actes 18.25, note) qu'ils appellent une secte, c'est-à-dire un parti (grec hérésie, 1Corinthiens 11.19 note)
Or le christianisme, la religion la plus universelle, n'était pas une secte, même à le considérer dans ses rapports avec le judaïsme, dont il était issu ; il en était le développement et le parfait accomplissement.
C'est ce que l'apôtre va faire sentir à ses auditeurs en empruntant à l'Ancien Testament les termes mêmes de sa confession, les seuls qu'ils pussent comprendre et qui sont dans sa bouche, comme chrétien, d'une rigoureuse vérité : le Dieu qu'il sert ainsi (selon la prétendue secte) est bien le Dieu de ses pères (grec le Dieu paternel) ; il croit, de tout son cœur, tout ce qui est écrit dans la loi et les prophètes.
De quel droit accuse-t-on Paul de dissimuler sa vraie foi ? A ses yeux, l'Evangile n'est que l'accomplissement de la loi et des prophètes, compris dans leur sens profond. (Romains 3.31 ; 13.8-10 ; 10.4)
Enfin l'apôtre, achevant sa pensée, confesse sa foi en une résurrection des morts, qui est le couronnement de notre rédemption, la consolante espérance des rachetés.
Mais cette résurrection, tous les Juifs, sauf les sadducéens, l'attendaient aussi. Quelle contradiction de leur part, de persécuter Paul à ce sujet ! (Actes 23.6)