Le tribun militaire, Claude Lysias, (Actes 22.28, note) tout païen qu'il était, montra dans toutes ces transactions un caractère bien supérieur à celui des Juifs.
Sa lettre à Félix rend un compte exact de ce qui venait de se passer, sauf un détail qui l'a fait accuser de mensonge par quelques exégètes (Reuss dit :"un effronté mensonge") : il prétend avoir enlevé Paul (que les Juifs voulaient tuer), ayant appris qu'il était Romain. (Actes 21.31-33)
Or, à ce moment, Lysias ne savait pas encore que Paul était Romain, il ne l'apprit que plus tard. (Actes 22.25 et suivants) Il y a là, en effet, une inexactitude.
Mais le commandant arracha une seconde fois le prisonnier aux Juifs, craignant qu'il ne fût mis en pièces par eux. (verset 10) et cette fois c'était réellement le citoyen romain qu'il protégeait.
Le texte de la lettre présente plusieurs variantes.
A verset 29, le texte occidental porte : "Qu'il n'était accusé de rien de plus que touchant la loi de Moïse et touchant un certain Jésus."
A verset 30 le texte reçu ajoute : dressé par les Juifs. Sin., A, ont : dressé de leur part. Ces deux manuscrits omettent : sans retard.
- Le texte reçu, avec Sin., etc., termine la lettre par la formule de salutation : porte-toi bien, qui manque dans B, A.