C'est-à-dire qui avaient le don de prophétie. (Actes 11.27 ; 13.1 ; comparez 1Corinthiens 14.2, notes.)
Ce don ne s'exerçait naturellement, comme tous les charismes de l'Eglise apostolique, que dans les moments où l'Esprit faisait sentir son action.
Les filles de Philippe ne contrevenaient pas aux prescriptions de l'apôtre, (1Corinthiens 14.34) car l'expression de Luc ne les présente pas comme enseignant dans les assemblées.
Leurs prophéties, pendant le passage de Paul, étaient sans doute semblables à celles des frères de Tyr (verset 4) et à celles d'Agabus. (versets 10,11)
Des interprètes catholiques, se fondant sur le fait que les filles de Philippe sont dites vierges, (Luc 2.36) ont vu en elles des nonnes, liées par un vœu de virginité perpétuelle ; mais il paraît ressortir de passages de Clément d'Alexandrie et d'Eusèbe que ce même Philippe s'établit plus tard à Hiérapolis en Phrygie et que deux de ses filles s'y marièrent.