Paul se joignit donc à ces quatre hommes, se purifia ou se sanctifia par les rites en usage pour s'acquitter d'un vœu ; puis il se rendit avec eux dans le temple et fit savoir (déclara) aux sacrificateurs en combien de jours s'achèverait la purification imposée par le vœu (grec l'accomplissement des jours de la purification).
Et il fit ainsi (ces mots ne sont pas dans le texte), il entra chaque jour dans le temple, suivant d'autres, il s'y établit à demeure, jusqu'à ce que l'offrande eût été présentée pour chacun d'eux. (Nombres 6.13,14)
D'autres estiment que ces derniers mots déterminent le substantif accomplissement de jours, et traduisent : "annonçant à quel jour la purification serait achevée et l'offrande serait présentée pour chacun."
Le temps voulu pour un vœu était de trente jours ; les quatre hommes n'avaient plus pour atteindre ce terme que les sept jours à passer. (verset 27, note.)
L'usage permettait alors à un Israélite de s'associer à leur vœu pour le temps qui restait à courir. Paul s'en prévalut. Il pouvait agir ainsi en toute bonne conscience, (comparez verset 24, note) parce que, sans attacher aucun caractère méritoire à cet acte religieux, il n'avait en vue que la paix à conserver entre les deux parties de l'Eglise dont l'une était issue du judaïsme, l'autre du paganisme.
Dans cette occasion, comme toujours, il fut "avec les Juifs comme Juif, avec ceux qui étaient sous la loi comme sous la loi, faible avec les faibles, afin d'en sauver de toute manière quelques-uns." (1Corinthiens 9.19-22)
En agissant ainsi, il observait la loi (verset 24) de la manière la plus excellente, en pratiquant la charité, qui est l'accomplissement de la loi. (Romains 13.10)