Dans cette navigation, on avait passé en face d'Ephèse sans s'y arrêter.
Luc, qui se trouvait alors avec l'apôtre, en indique clairement la raison. Cette ville où Paul avait exercé durant trois ans son apostolat, où il avait tant de disciples et d'amis, il ne lui eut pas été possible de s'y arrêter sans leur consacrer beaucoup de temps.
Or, il se hâtait, afin de se trouver, si possible, le jour de la Pentecôte à Jérusalem.
Il est possible qu'il tint à célébrer cette fête une dernière fois avec tout son peuple dans le temple (Actes 18.18, 3e note ; Actes 18.21,21.25,24.11,17, notes) ; puis, à l'époque de cette solennité, il avait chance de trouver à Jérusalem les principaux chefs de l'Eglise judéo-chrétienne.
Il y avait intérêt, car il leur apportait la collecte faite par lui dans les Eglises de la Grèce et de la Macédoine en faveur de ses frères pauvres de la Judée. (Actes 24.17 ; Romains 15.25-27 ; 1Corinthiens 16.1 ; 2Corinthiens 8.1 et suivants)
Il espérait que ce témoignage de la charité des païens convertis ne fortifierait pas seulement le lien qui unissait les jeunes Eglises de la Grèce à l'Eglise mère, mais ferait une bonne impression sur les Juifs eux-mêmes, qui en entendraient parler. La suite prouvera qu'il avait compté sans la haine de ce peuple endurci.