C'est donc comme prophète que David a parlé et l'apôtre lui attribue la vue de deux faits importants dans l'avenir :
1° il savait par la promesse infaillible de Dieu (2Samuel 7.12 ; Psaumes 89.4,5) qu'un de ses descendants (grec du fruit de ses reins) serait assis sur son trône, régnant sur un royaume qui serait la réalisation spirituelle et éternelle du royaume de David.
2° (Grec :) Prévoyant, il a parlé en prophète de la résurrection du Christ, par qui seulement ont été accomplies les espérances exprimées dans le Psaume.
Il faut remarquer le mot prévoyant ou voyant à l'avance : le don de prophétie est une vue que l'Esprit de Dieu ouvre sur l'avenir.
L'aoriste (n'a point été laissé, n'a point vu) est employé à la place du futur, (verset 27) parce que Pierre exprime le fait à son propre point de vue.
Meyer, Rilliet, M. Barde traduisent : "C'est par prévision qu'il a parlé de la résurrection du Christ, car celui-ci n'a point été laissé dans le séjour des morts."
Notre version, plus conforme à l'usage, est admise par la grande majorité des interprètes.
- Le texte reçu, avec D, présente ainsi le commencement de verset 30 "Sachant que Dieu lui avait promis avec serment que, du fruit de ses reins, il susciterait selon la chair le Christ, et le ferait asseoir sur son trône."
Les mots soulignés manquent dans Sin., B, A, C. A verset 31 le texte reçu porte : "Son âme n'a point été laissée ;" d'après Sin, B, A, C, D, le sujet est simplement : il, Jésus.