Encore un symbole d'une signification profonde.
Les langues, comme de feu, étaient une double image de l'Esprit saint.
D'abord cet Esprit, sanctifiant le beau don de la parole humaine, allait en faire le puissant instrument de la prédication de l'Evangile dans le monde.
Ensuite, cette apparence de feu, de l'élément qui est, dans toute la nature, lumière, chaleur, vie, non moins que moyen actif de purification, pouvait révéler aux disciples l'action universelle de l'Esprit qui allait devenir pour eux un baptême de feu. (Actes 1.5, note.)
- Deux remarques encore :
1° le participe traduit par langues séparées est dans l'original au présent, se séparant, à la vue des disciples, au moment où le phénomène se produit ;
2° bien que le sujet du verbe se posèrent soit les langues, ce verbe est, en grec, au singulier (sauf dans Sin., D, versions syr.), irrégularité destinée à faire sentir d'autant mieux qu'une langue se posa sur chacun d'eux.
Chacun, en effet, doit recevoir individuellement le Saint-Esprit et en être pénétré, régénéré, sanctifié. (Voir la note suivante.)