Telle est la promesse de l'Esprit dans toute sa richesse et son universalité. Déjà le verbe répandre, verser, dénote l'abondance du don de l'Esprit. (verset 4, 1re note.)
Toute chair, signifie l'humanité entière, (Romains 3.20 ; Galates 2.16) par opposition à l'ancienne alliance, où l'Esprit n'était répandu que sur quelques prophètes.
Il n'y a ici aucune distinction, ni d'âge (vieillards, jeunes gens), ni de sexe (vos fils, vos filles), ni de rang (serviteurs, servantes).
Quant aux effets de cet Esprit, outre l'influence morale et sanctifiante qui est l'essentiel, il se manifestera par des dons extraordinaires, tels que celui de prophétiser, c'est-à-dire de parler au nom de Dieu de manière à produire la conviction et la repentance, (voir 1Corinthiens 14.2, note) ou encore par des visions et des songes qui, dans l'Ancien Testament, étaient souvent des moyens de révélations divines.
- Quelques termes de la citation diffèrent, soit des Septante, soit de l'hébreu.
1° Ces deux textes portent simplement : après ces choses ; Pierre substitue à cette formule les mots : dans les derniers jours, parce que évidemment la prophétie qu'il cite s'étend bien au delà de l'économie évangélique. (versets 19,20, note.)
2° Il y a dans l'hébreu : Je répandrai mon Esprit ; Pierre dit, avec la version grecque : de mon Esprit, expression partitive qui, selon Meyer, signifie que de la plénitude de son Esprit, Dieu accorde à chacun une certaine mesure, selon ses besoins, sa capacité ou sa vocation. D'après Olshausen, cette tournure désignerait la mesure de l'Esprit dispensée à l'église actuelle, par opposition à la plénitude qui sera répandue sur l'Eglise des derniers temps.
3° Le texte hébreu porte enfin : les serviteurs et les servantes, ce qui signifie que les esclaves eux-mêmes ne sont point exclus de la promesse.
D'après la version grecque qui porte : mes serviteurs, mes servantes, ces mots ne désignent pas une nouvelle catégorie de personnes, mais caractérisent ceux dont il vient d'être question, et qui, par l'Esprit, deviennent serviteurs et servantes de Dieu.
Les mots : et ils prophétiseront, (verset 18) ne se trouvent ni dans l'hébreu ni dans la version grecque du passage de Joël.