Nous traduisons d'après le texte de Sin., B, A, admis par la plupart des éditeurs.
Le verbe qui se lit dans ce texte a probablement, comme dans 1Corinthiens 2.16, et souvent dans les Septante, le sens d'instruire, mettre au courant.
On instruisit des causes du tumulte un homme qui sortait de la foule et, sans doute, s'informait de ce qui se passait.
Le texte reçu porte : ils firent avancer ; D : ils firent descendre. M. Blass préfère ce dernier verbe : ils le firent descendre des gradins du théâtre sur la plate forme pour parler à la foule.
- Qui était Alexandre ?
Plusieurs, depuis Calvin jusqu'à Meyer, ont pensé que c'était un chrétien poussé en avant par les Juifs, afin de l'exposer à la fureur du peuple.
Dans ce cas, l'apologie qu'il voulait présenter aurait été en faveur des chrétiens et de Paul en particulier.
Th. de Bèze déjà, et après lui beaucoup d'exégètes, ont vu plus juste en pensant que cet homme était Juif, (verset 34) et que ses coreligionnaires le poussaient en avant d'abord pour s'informer des causes de l'émeute, ignorées de la plupart des assistants, (verset 32) puis, si le bruit qui courait d'un sacrilège imputé aux disciples de Paul était confirmé, pour prononcer un discours, dans lequel il chercherait à dégager la cause des Juifs de celle des chrétiens avec lesquels on les confondait habituellement en pays païens.
S'il en est ainsi, comme tout l'indique, il est possible que cet Alexandre, ennemi de Paul, fût le même dont l'apôtre parle dans 1Timothée 1.20 ; 2Timothée 4.14.