Le texte reçu porte : tous les Grecs, contre Sin., B, A et plusieurs versions.
M. Blass conserve ce terme, même dans la recension orientale.
Il faut bien en effet entendre par ce mot, tous, la foule païenne qui haïssait les Juifs.
Il est difficile d'admettre, avec quelques interprètes, que les Juifs eux-mêmes se seraient vengés de leur déconvenue en maltraitant le chef de leur synagogue, parce qu'ils le savaient favorable à Paul.
Sosthène avait sans doute été à la tête de la députation juive et avait porté la parole devant le proconsul. Voyant que celui-ci avait renvoyé les accusateurs avec un peu d'humeur, (verset 16) les subalternes du tribunal, aidés de la populace, voulurent faire expier au chef de la synagogue ses mauvaises intentions.
- Sosthène avait peut-être succédé dans cette charge à Crispus, après la conversion de ce dernier (verset 8) ou bien il était président d'une autre synagogue.
Quelques interprètes le considèrent comme le même Sosthène que Paul nomme un frère (1Corinthiens 1.1) et qui aurait été converti dans la suite.
- Si Gallion avait fait son devoir en se récusant comme juge dans une cause religieuse, il ne l'accomplissait pas en permettant sous ses yeux, un acte de violence. Evidemment, il condamnait dans son cœur l'envie et le fanatisme que les Juifs venaient de mettre au jour par leur accusation.