Grec : Il n'est pas loin de nous, car, en lui, nous vivons, nous nous mouvons et nous sommes.
En lui et non pas seulement par lui, comme traduisait Ostervald.
Dieu présent partout, pénétrant toutes choses, est l'élément en dehors duquel nous n'existerions non plus qu'en dehors de l'air que nous respirons. (Jérémie 23.23,24 ; Psaumes 104.29-30 ; 139.5,7-10)
En proclamant ainsi l'immanence de Dieu dans le monde, l'apôtre ne tombe pas dans le panthéisme, parce qu'il maintient non moins énergiquement la personnalité de Dieu et la personnalité de l'homme. L'homme ne se perd pas en Dieu, au contraire, il s'y retrouve.
- On s'est évertué à établir des distinctions subtiles entre ces trois verbes : vivre, se mouvoir, être. Nous dirons plutôt avec de Wette que, par ces trois termes, l'apôtre a voulu épuiser l'idée que nous n'existons qu'en Dieu, et que, par conséquent, il ne devrait pas être impossible pour nous de le chercher et de le trouver. (Comparer Actes 14.17)
Paul disait très exactement : quelques-uns de vos poètes ; cette parole se trouve d'abord dans Aratus, poète grec, originaire de Cilicie, de même que l'apôtre, mais qui vivait trois siècles avant l'ère chrétienne ; et ensuite dans une hymne du poète stoïcien Cléanthe.
Paul cite réellement ces deux poètes, et ne répète pas une maxime courante, c'est ce que prouve le car, qui introduit la citation, et qui se lit dans le texte des deux auteurs.
L'apôtre s'approprie cette pensée, (verset 29) mais dans quel sens plus élevé et plus vrai il pouvait l'entendre, lui qui savait que l'homme, créé à l'image de Dieu, capable de le connaître et de l'aimer, a véritablement un degré intime de parenté avec lui !
Et combien plus encore cette parole est-elle vraie pour le chrétien "né de Dieu" (Jean 1.12,13) et "participant de la nature divine !" (2Pierre 1.4)