Grec : Il a fait d'un seul toute nation des hommes habiter sur toute la face de la terre, ayant déterminé, etc.
On peut aussi traduire : Il a fait d'un seul (homme) toutes les nations des hommes, pour qu'ils habitent,...pour qu'ils cherchent.
Après avoir révélé à ces philosophes païens le Dieu créateur de toutes choses, il les renseigne sur son œuvre principale, notre humanité, son origine, son histoire, sa destination, sous le Gouvernement de Dieu.
C'est une vraie philosophie de l'histoire et ce qu'on a pu appeler une "géographie divine."
L'origine commune de l'humanité, née d'un seul homme (c'est le mot sous-entendu, bien que D et les majuscules récents portent sang ; Paul pense à Adam), son unité, sa solidarité en toutes choses, telles sont les importantes vérités que l'apôtre proclame.
Dans le polythéisme, chaque peuple, ayant ses dieux nationaux, s'isolait avec eux du reste de l'humanité. Quiconque n'était pas Grec ou Romain, n'était, aux yeux de ceux ci, qu'un barbare, un ennemi.
Mais, outre cette unité d'origine, les peuples, issus de la main du même Dieu, en ont une autre encore : c'est que tous vivent sous le même gouvernement divin.
Leur existence sur la terre est déterminée selon des lois pleines de sagesse et de justice qui président à leur développement.
Celles-ci leur assignent :
1° des temps ordonnés avec précision (texte reçu, D : ordonnés d'avance), par où il faut entendre soit les périodes d'accroissement et de décadence, (Job 12.23) soit les grandes phases de l'histoire universelle,
2° les bornes de leur habitation, c'est-à-dire les limites des contrées où ils s'établissent. (Deutéronome 32.8)
Si les peuples reconnaissaient cette vérité, ceux qui, par les bornes de leur habitation, se trouvent voisins, y verraient autre chose qu'une raison de se haïr et de se faire des guerres sanglantes.