Le geôlier, ébranlé par tout ce qu'il venait d'éprouver, convaincu qu'il y avait dans ce miracle une manifestation de la divinité en faveur des prisonniers, ne voit plus en ceux-ci des criminels, mais bien ce qu'ils avaient prétendu être, des messagers de Dieu.
Comment d'ailleurs n'aurait-il pas été frappé de voir que, loin de s'enfuir, ces hommes ne songeaient qu'à lui témoigner la sollicitude de leur charité ?
De là sa vénération, de là sa question, qui suppose le sentiment du péché s'éveillant en lui : Que faut-il que je fasse pour être sauvé ? C'est le cri d'angoisse d'une conscience qui se sent perdue. (Actes 2.37 ; Luc 3.10)
- La recension occidentale (D, Peschito) porte au verset 30 : Il les conduisit dehors, après avoir fixé dans les ceps les autres prisonniers. (Comparer verset 24)