Toute la vie de Timothée prouva combien Paul l'avait bien jugé en désirant de l'emmener avec lui (grec qu'il partît avec lui).
C'était aussi un acte de sagesse et de charité chrétienne que de le circoncire, car, sans cette précaution, l'apôtre n'aurait pas pu, selon son habitude, annoncer l'Evangile aux Juifs, scandalisés de le voir accompagné d'un jeune homme né d'une femme juive et d'un père païen et qui n'aurait pas reçu la circoncision.
- On a dit que, si ce fait était vrai, l'apôtre se serait mis en contradiction avec ses propres principes, avec sa conduite à Actes 15, et avec son refus énergique de laisser circoncire Tite. (Galates 2.3)
Mais Paul agit selon sa grande maxime : "Se faire tout à tous, afin d'en sauver quelques-uns." (1Corinthiens 9.19-23)
Il faut bien remarquer, en effet, que c'est à cause des Juifs, et afin de ne pas se fermer les portes de leurs synagogues, qu'il circoncit Timothée ; il ne l'aurait jamais fait pour céder aux exigences de chrétiens judaïsants qui auraient considéré la circoncision comme une condition de salut.
Ainsi sa conduite est en parfaite harmonie avec Actes 15.1,2 et avec Galates 2.3.