Ses maîtres voient que (grec) l'espérance de leur gain était sortie avec l'esprit que Paul venait de chasser.
Alors la cupidité déçue leur colère ils se saisissent de Paul et de Silas (peut-être Luc et Timothée étaient-ils absents ou ne les regardait-on pas comme coupables) ; ils les traînent devant les magistrats et font entendre contre eux l'accusation ordinaire de troubler la ville. (Actes 17.6 ; 24.5)
Mais le grief qui leur sert de prétexte, c'est que ces Juifs (terme de mépris), enseignent à nous qui sommes Romains (mot prononcé avec orgueil) des coutumes qu'il ne nous est pas permis de recevoir ni de suivre.
En effet, une loi romaine interdisait sous peine de déportation ou de mort l'introduction de religions nouvelles.
La religion juive était autorisée dans l'empire ; aussi les apôtres furent-ils accusés probablement d'enseigner des idées nouvelles. Peut-être leurs persécuteurs firent-ils appel à la haine des Juifs seulement pour exciter la populace. Quant aux magistrats, ils punirent les apôtres pour avoir troublé la paix publique.
- Dans ce récit, les représentants de l'autorité romaine, nommés d'abord magistrats, archontes, sont ensuite appelés préteurs (grec stratèges) ; mais ce sont les mêmes fonctionnaires, auxquels les Grecs donnaient volontiers des titres militaires.